Bachelière en enseignement secondaire à l’Université Laval, Julie Dumais-Lévesque mord dans la vie à pleines dents.
Son attitude constructive, son leadership naturel et sa détermination exemplaire ne passent pas inaperçus auprès de ceux qui la côtoient.

« Je dois avouer que, bien que j’aie croisé de nombreux jeunes qui se démarquaient dans un domaine particulier, j’en ai rencontré très peu dont le parcours est aussi riche et diversifié que celui de Julie », souligne Christophe Caritey, chargé de cours à l’Université Laval et professionnel de recherche. Ce dernier n’a d’ailleurs pas hésité à lui confier un poste d’auxiliaire à la Chaire de recherche du Canada en histoire et économie politique du Québec contemporain.

Les dernières années ont été bien remplies pour Julie, dont le plan de carrière – ambitieux, mais réfléchi – est déjà bien tracé. Que ce soit comme animatrice de camps scouts, monitrice, chef de camp et coordonnatrice au Camp Trois-Saumons, ou encore directrice des communications de son association étudiante, elle cumule les responsabilités avec brio, ce qui laisse présager un avenir des plus prometteurs.

Avec comme point de départ l’enseignement au secondaire et, pour aboutissement, une carrière politique, Julie envisage un parcours à son image : audacieux, singulier et brillant. D’ici là, elle multiplie les engagements à caractère altruiste.

Parmi ceux-ci, notons son rôle de ministre de l’Immigration au Parlement jeunesse du Québec. Chargée de concevoir et défendre un projet de loi, elle est ensuite élue leader de l’opposition au sein du comité exécutif. Elle participe activement à l’organisation de la prochaine édition du Parlement jeunesse, qui regroupera plus d’une centaine de jeunes, dont certains provenant de Belgique et de Roumanie.

« L’amélioration du système démocratique me passionne. J’aime influencer les choix de société, m’y exercer et m’y préparer. J’adore ça! », lance-t-elle avec un enthousiasme contagieux.

Son engagement, qu’il soit parlementaire ou social, est salué par ceux qui l’observent.
« Son implication au Parlement jeunesse et son travail d’éducatrice auprès d’enfants vivant avec une déficience témoignent de sa volonté réelle de bâtir un monde meilleur », souligne Marie Jolicoeur, professeure en techniques d’éducation à l’enfance au cégep de Sainte-Foy.

Et de la volonté, Julie en a à revendre! Représentante des étudiants au sein du comité de son programme d’études, elle organise le Colloque provincial en enseignement secondaire, qui se tiendra à l’Université Laval en 2006. Depuis six ans, elle travaille aussi à la défense des droits étudiants et agit régulièrement comme tutrice au Service d’aide en français de la faculté des sciences de l’éducation.

À la voir aussi impliquée, une chose est claire : Julie aime l’école. Elle ne se contente pas d’écouter passivement en classe. Curieuse insatiable, elle pose mille questions, cherche à comprendre en profondeur et revendique une approche critique de la connaissance.

Lorsqu’elle ne se trouve pas sur les bancs d’école, on peut la retrouver en pleine nature. Son passage au Camp Trois-Saumons lui a permis de développer une précieuse capacité : intégrer l’enfant et lui transmettre un savoir. Elle fait maintenant partie de l’équipe de direction du camp, où elle a contribué à la modernisation de la gestion du personnel (en 2004) et à la révision globale de l’animation (en 2005). Elle a d’ailleurs été nommée à deux reprises meilleure membre pédagogique du personnel.

Malgré son emploi du temps chargé, Julie s’accorde aussi des moments de répit. Le voyage est son échappatoire. Elle a déjà visité l’Égypte, le Mexique, la France et la Corse – un prélude logique à son intention d’enseigner l’histoire et la géographie.

Son parcours professionnel s’annonce bien rempli : elle souhaite d’abord être une enseignante exemplaire, puis devenir directrice d’école au leadership rassembleur, et enfin politicienne engagée et inspirante.
« Demain, mon rôle sera de proposer, de convaincre et de guider vers un nouveau système d’éducation, une nouvelle démocratie. Et ce rôle de demain, j’ai commencé à m’y préparer hier », affirme-t-elle avec conviction.