Une élève engagée à  améliorer l'empreinte écologique de son école

« Si l’on souhaite que les choses bougent, ce n’est pas en restant assis dans son divan que l’on va y parvenir. Il faut oser sortir de sa zone de confort, et c’est ce que je me pousse à  faire. » Cette affirmation, Sophie-Marguerite Tremblay, étudiante de 5e à  l’école secondaire Dorval-Jean-XXIII, ne la lance pas pour épater la galerie, elle la vit au quotidien. C’est sa sensibilité quant à  l’enjeu du développement durable qui l’a conduite à  vouloir s’engager, il y a quelques années déjà . Présidente cette année du conseil étudiant, mais aussi ministre de l’Environnement de l’école, elle a entre autres prouvé sa détermination en pilotant, malgré les difficultés, le projet d’installation des poubelles de tri sélectif, qui connaîtra sous peu un dénouement positif.

En effet, Sophie-Marguerite confie que ces fameuses poubelles de tri sélectif, qui offrent l’option recyclage, compost ou ordures, doivent être installées d’ici la fin de la présente année scolaire. Bien entendu, ce type de poubelles, en plus d’inciter au tri des déchets, entraîne un changement majeur dans la gestion de ce qui s’y retrouve.

« Cela n’a pas été facile de faire accepter le projet et de convaincre la direction d’aller de l’avant. Nous avons dû commencer par faire des essais avec les élèves, les sensibiliser et travailler à  changer les habitudes. Je suis très satisfaite d’avoir pu influencer positivement mon milieu », indique la jeune fille.

Cette détermination, l’élève de 5e secondaire la met à  profit chaque fois qu’il faut défendre un projet lié à  l’amélioration de la qualité de vie des élèves dans l’école. Représentante au conseil d’établissement de la polyvalente, elle fait valoir les besoins des élèves et obtient parfois gain de cause, comme ce fut le cas lorsqu’il a été question de faire ajouter des fours à  micro-ondes à  la cafétéria.

« Sophie-Marguerite fait preuve de réelles compétences et d’une rigueur à  toute épreuve. Elle assume un leadership sans égal, montre des aptitudes de persévérance et manifeste une grande curiosité à  propos du développement durable », témoigne l’enseignant Claudio Cancino.

L’aplomb qui aujourd’hui la caractérise lorsqu’elle s’exprime devant des gens, Sophie-Marguerite avoue le devoir à  son passage, l’an dernier, dans la troupe de théâtre de l’école. Affichant autrefois une personnalité plutôt réservée et timide, elle est parvenue à  repousser ses limites, à  tenter l’aventure de la scène et, à  sa grande surprise, à  obtenir le rôle principal dans la pièce présentée, soit La Cantatrice chauve d’Eugène Ionesco.

« Sans aucun doute, cette expérience m’a permis de prendre confiance en moi et surtout de développer mes capacités à  communiquer devant un public. C’est certainement une implication qui m’a convaincue de me présenter comme présidente du conseil étudiant cette année », indique-t-elle.

Sa capacité à  sortir de sa zone de confort, la jeune fille s’en sert même dans le sport. Il y a trois ans, Sophie-Marguerite a choisi de participer au Grand Défi Pierre Lavoie et de parcourir dans une course à  relais, avec une équipe de son école, la distance entre Québec et Montréal. La particularité dans tout cela est qu’elle n’avait jamais fait de sport auparavant. Adopter une discipline d’entraînement sportif était donc tout nouveau pour elle. Elle a même poussé son implication jusqu’à  convaincre certains de ses amis à  se joindre au projet. Elle entreprendra cette année ce défi pour la troisième fois.

« Je crois qu’il faut faire preuve de persévérance dans tout ce que nous entreprenons si nous voulons vraiment changer les choses. C’est un principe que je m’efforce d’appliquer dans chacun de mes projets », conclut celle qui se voit un jour travailler à  l’ONU à  faire avancer des projets encore plus structurants.