Marylie Perron
Centre de services scolaire de Laval
Une élève engagée à réussir son parcours scolaire en apprenant à mieux composer avec la dysphasie
Pour Marylie Perron, la réussite scolaire vient avec le travail acharné. Depuis le début de son parcours scolaire, cette finissante à la Cité étudiante Roberval doit mettre les bouchées doubles pour réussir. C’est que Marylie doit composer, jour après jour, avec une dysphasie sévère à moyenne qui se traduit notamment par des difficultés d’apprentissage et des troubles de l’élocution. Si, pour la plupart des gens, faire une présentation orale constitue un défi, pour cette jeune femme, c’est un véritable tour de force. Marylie sait qu’elle devra faire son chemin tout en vivant avec la dysphasie. Aussi, elle doit lâcher prise, accepter cette différence et avancer. Elle trime dur pour tirer son épingle du jeu. Un obstacle se dresse sur son parcours? Elle redouble d’ardeur, trouve l’aide dont elle a besoin et va de l’avant. Sa planche de salut : l’attitude d’une gagnante.
« Je suis une élève qui fournit beaucoup d’efforts, même si les résultats ne sont pas toujours représentatifs, reconnaît-elle. J’ai dû surpasser ma gêne pour demander aux enseignants des explications supplémentaires. Je persévère sans relâche en me fixant des objectifs clairs, ce qui me permet d’avancer pas à pas. » Persévérer. Coûte que coûte. Pour y arriver, elle a adopté nombre de stratégies : recopier ses notes de cours pour mieux assimiler la matière, se doter d’aides visuelles, travailler de façon soutenue et accepter l’aide d’une orthopédagogue dévouée, d’enseignants positifs et d’une famille présente, aidante, encourageante.
Un résultat qui la déçoit? Qu’à cela ne tienne! Marylie accentuera ses efforts. « Cette jeune fille a une très grande capacité d’autodétermination, mentionne Sylvie Vaillancourt, enseignante à la Cité étudiante Roberval. En cas de difficultés, elle demande de l’aide, parle de ses problèmes et est capable de se confier à une personne qui l’amènera à y voir plus clair. » Une attitude qui la sert bien, puisqu’elle peut aujourd’hui aspirer à poursuivre des études collégiales en santé animale, un rêve qu’elle caresse depuis toujours.
En dépit des longues heures qu’elle consacre à son projet scolaire, Marylie a le cœur sur la main. Elle n’hésite pas à prendre part à l’activité Les Arbres de lumière, organisée par la Fondation de la Cité étudiante Roberval. Pendant les semaines qui précèdent le temps des fêtes, elle vend des ampoules en vue de recueillir des fonds pour venir en aide aux familles défavorisées de sa région. Elle met également la main à la pâte pour la conception de l’album des finissants. Étant responsable des textes, de la publicité et des activités de financement, elle y consacre pas moins de deux ou trois midis par semaine.
Quand elle jette un regard derrière elle, Marylie ne peut que constater toute la route parcourue. Baisser les bras? Très peu pour elle. « Malgré les embûches et les difficultés que je surmonte une à une, je suis fière de moi, déclare-t-elle. Avec ma persévérance, mon autonomie et mon sens des responsabilités, je réaliserai tous mes rêves. » Voilà une gagnante sur toute la ligne.