Laurie-Anne Roy
Centre de services scolaire de Laval
Une élève engagée à transformer sa passion pour les sciences en un outil de développement durable et équitable
Saviez-vous qu’une teneur naturelle trop élevée de fluorure dans l’eau peut la rendre impropre à la consommation? Et saviez-vous que certains pays d’Afrique et d’Asie étaient confrontés à ce problème? En tout cas, Laurie-Anne Roy, elle, le savait, et a décidé qu’elle résoudrait ce problème en trouvant une méthode facile et peu coûteuse pour enlever le fluor de l’eau. Cet ambitieux projet, que l’élève de 5e à l’école secondaire Daniel-Johnson a présenté dans le cadre de la finale 2015 de l’Expo-sciences pancanadienne, témoigne de tout l’aplomb et de toute la détermination dont peut faire preuve cette adolescente de 17 ans.
Ces qualités, Laurie-Anne les transpose dans toutes les sphères de sa vie : études, vie étudiante, engagement bénévole, conseil étudiant, arts, sports et sciences. Et cela se poursuit. « Je me suis rendu compte que ce n’était pas la grandeur des actions que je faisais qui comptait, mais bien leur constance. En faire un peu chaque jour, c’est la clé du succès », lance-t-elle avec le sourire.
Plus facile à dire qu’à faire, diront certains? Laurie-Anne est la preuve que tout cela est possible. Prenons par exemple ses participations à des Expo-sciences. Après s’être penchée sur les causes de la schizophrénie, les effets de la musique sur la tension artérielle de l’humain, et les accidents vasculaires cérébraux, voilà qu’elle s’est mise au travail pour trouver un moyen de retirer le fluor de l’eau.
« Mes participations aux Expo-sciences m’ont apporté beaucoup et m’ont permis de développer mes habiletés en recherche. Grâce aux relations que j’ai établies, j’ai pu profiter des installations de l’Université de Sherbrooke pour faire des manipulations et valider mes travaux. Mon procédé affiche maintenant un taux d’efficacité de 66 %. Je rêve désormais de pouvoir aller le tester dans les pays du nord de l’Afrique touchés par ce problème », indique la jeune fille qui, en plus d’être devenue la responsable du Club sciences, maintient une moyenne scolaire de 95 % et prendra l’an prochain la direction de l’Université d’Ottawa pour amorcer une formation en chimie.
Il ne semble jamais y avoir de projet trop audacieux pour Laurie-Anne. L’an passé, elle a eu envie de faire du théâtre; elle s’est donc jointe à la troupe de l’école. Une suite logique à son implication dans l’équipe élite d’improvisation, avec laquelle elle performe depuis trois ans. Tentée par l’aventure de Secondaire en spectacle, elle s’y est inscrite l’an dernier et a récidivé cette année en proposant la projection d’un court-métrage (produit et réalisé par elle-même avec la collaboration de quelques amis), qu’elle et ses acolytes accompagnaient en musique.
Et que dire des sports! Elle a participé à des compétitions d’arts martiaux pendant neuf ans, en plus d’amorcer l’escrime, sport qu’elle pratique encore, tout comme la course à pied avec le club de l’école ainsi que le flag-football.
En ce qui a trait à la vie étudiante, elle a accepté cette année le rôle de présidente du conseil étudiant ainsi que le mandat de contribuer à la réforme du code de vie de l’école. Bénévole lors des activités d’accueil en début d’année et membre du groupe des pairs aidants, elle agit aussi régulièrement comme assistante à l’enseignant pendant les périodes de récupération.
À son impressionnante feuille de route, ponctuée de nombreuses bourses et de plusieurs prix, dont le titre de personnalité de l’année de l’école à trois reprises, Laurie-Anne a ajouté l’an dernier une expérience de coopération internationale à Cuba. Un événement qui l’a marquée à jamais.
« J’ai réalisé la chance que j’avais de vivre dans un environnement comme le nôtre et de pouvoir aller au bout de mes rêves. C’est pourquoi je m’engage à fond dans tout ce que j’entreprends », termine-t-elle.