Frédérique Lacroix
Centre de services scolaire de Laval
Une élève engagée à vulgariser des sujets scientifiques et à faire la promotion des sciences auprès des jeunes
Dès sa première année de secondaire, Frédérique Lacroix s’est intéressée aux sciences. Devenant une participante aguerrie des Expo-sciences, elle y a d’abord vulgarisé le sujet de l’anguille électrique, s’est ensuite intéressée au boson de Higgs, et a remporté l’an dernier la médaille de bronze à la finale pancanadienne pour sa recherche sur l’effet des réseaux sociaux sur le sommeil, le stress et l’humeur des adolescents. Depuis, l’élève de 5e à l’école secondaire Pierre-Laporte est devenue ambassadrice des Expo-sciences, a participé à des activités promotionnelles, a été invitée comme conférencière et, bien entendu, fait toujours la tournée des classes pour promouvoir les sciences sous toutes ses formes.
« Je suis persuadée que l’éducation est un moyen efficace d’améliorer plusieurs maux de notre société. C’est pourquoi mon engagement avec les Expo-sciences dans mon école et ailleurs est très important pour moi. Je crois que cela me permet de stimuler l’intérêt scientifique chez les plus jeunes que je rencontre. C’est aussi un moyen de prévenir le décrochage scolaire », fait valoir Frédérique, qui présentera cette année à l’Expo-sciences locale, et à un niveau supérieur si elle l’emporte, ses travaux sur la cyberdépendance aux réseaux sociaux, un projet en continuité du précédent. D’ailleurs, la qualité de ses travaux et sa performance à la finale canadienne l’an dernier lui avaient valu la chance d’être invitée à présenter son projet lors du Gala des prix Innovation de l’Association pour le développement de la recherche et de l’innovation du Québec.
Ce béguin qu’elle a eu toute jeune pour les sciences a contribué à forger la jeune fille autonome, créative, persévérante et excellente communicatrice qu’elle est devenue. Mais n’allez surtout pas croire que ses champs d’intérêt et ses engagements s’arrêtent au domaine des sciences. Bien au contraire.
Passionnée des arts sous toutes ses formes, elle pratique la danse depuis sa 6e année du primaire. Son grand talent lui a permis de devenir boursière de l’École de danse Louise Lapierre, où elle enseigne à des plus jeunes, et de prendre part à des prestations d’envergure dont le Bal des enfants de l’Orchestre symphonique de Montréal et le célèbre ballet Casse-Noisette des Grands Ballets Canadiens de Montréal.
Avec d’autres élèves de son école, elle a aussi foulé les planches en toute confiance dans le cadre de deux productions théâtrales, soit Grease et West Side Story, où elle a interprété des rôles de premier plan. Elle est également l’auteure de nouvelles littéraires qui ont été publiées dans un recueil produit par son école.
« Les arts, cela représente une autre façon pour moi de communiquer des émotions. Dans la danse, j’aime autant le ballet que le hip-hop ou la claquette. Comme je suis un peu introvertie, le fait de me retrouver sur scène a été une façon de sortir de ma coquille », raconte celle qui a aussi pratiqué différents sports de compétition, dont le patinage artistique, le cheerleading, le volleyball et la natation.
Cherchant inlassablement à explorer de nouveaux horizons, Frédérique s’est jointe au comité vert de l’école et au comité de l’album, fait du tutorat auprès d’élèves plus jeunes et s’implique dans le programme Jeunes Entreprises, ce qui lui permet d’apprivoiser le milieu des affaires. En plus, elle fait partie de l’équipe qui participe au concours Juripop – une compétition de plaidoirie entre écoles secondaires de la province – et a fait un stage non rémunéré l’été dernier en chirurgie pédiatrique à l’hôpital Sainte-Justine. Tout cela en maintenant un niveau de performance scolaire bien au-delà de la moyenne.
« Plus tard, je veux m’impliquer encore plus dans ma communauté. C’est pour cela que la médecine et son aspect humanitaire m’intéressent vraiment. Mon stage m’a permis de confirmer mon choix de carrière », conclut Frédérique, qui se voit déjà consacrer beaucoup de temps pour soigner les plus défavorisés.