Expédition.226
Des élèves engagés à oser le camping d'hiver pour se mettre à l'épreuve et développer leurs compétences
Composer avec la dysphasie, un trouble neurologique qui affecte le langage et la compréhension, est un défi quotidien. Réussite scolaire, relations interpersonnelles, confiance et estime de soi sont autant d’enjeux qui ne sont pas toujours gagnés pour les élèves de la classe langagière de l’école secondaire de L’Odyssée / Lafontaine. C’est pourquoi leur enseignante, Annie Beaulieu, mise sur des modes d’apprentissage novateurs et stimulants qui les poussent à cheminer, les sortent de leur zone de confort, les incitent à se « mettre en danger ». Voilà qui leur permet de constater de quoi ils sont faits et, ce faisant, d’apprendre. Apprendre les matières scolaires, certes, mais apprendre aussi qui ils sont et de quoi ils sont capables. En s’associant à des spécialistes, la classe prépare une expédition bien particulière : un séjour en camping d’hiver. Les préparatifs vont bon train, les 12 jeunes aventuriers mettent la main à la pâte pour être fin prêts à vivre cette expérience hors du commun. Trois jours et deux nuits en plein air en février : quand ce groupe d’élèves décide de sortir de sa zone de confort, il ne le fait pas à moitié!
Une aventure comme l’Expédition.226, ça ne s’improvise pas. D’abord, il faut obtenir l’aval de l’école et des parents. « Le projet a reçu un bel accueil de la part de tous. La direction nous appuie, les parents collaborent et les jeunes participent aux préparatifs avec beaucoup d’enthousiasme », affirme l’enseignante. Encore faut-il se donner les moyens de le réaliser. La somme nécessaire? Quinze mille dollars, rien de moins. Témoignage concret de l’appui de la direction, l’école a accepté d’assumer le tiers de la somme. Il fallait donc user de créativité et d’audace pour réunir les 10 000 $ manquants. En plus de solliciter des entreprises de la région pour obtenir des commandites, les jeunes et leur enseignante ont mis sur pied différentes activités. Organisation d’un souper spaghetti, production de jolis savons, vente de fromage…Ils ont beaucoup appris. De la prise de commandes à la livraison en passant par la manipulation de l’argent et les aspects logistiques, ils ont pu transposer dans la vraie vie des connaissances vues en classe.
Plus encore, ils ont accru leurs compétences sociales, développé leur autonomie, fait preuve d’initiative, vécu un premier contact avec le monde du travail… avec la vraie vie, quoi! « J’ai beaucoup gagné de confiance en moi, dit Sophie Tremblay, la doyenne du groupe, qui a aussi eu la responsabilité de superviser des élèves moins expérimentés. En coanimant la soirée, lors du souper spaghetti, j’ai découvert que j’étais capable de m’exprimer devant 200 personnes. J’en suis fière! »
Parallèlement à leur travail de financement, les jeunes aventuriers ont eu accès aux conseils des experts d’Ex Situ Expérience, une entreprise spécialisée dans l’organisation d’activités de plein air hivernales, notamment auprès de clientèles étudiantes, qui ont des besoins particuliers. Équipement, habillage, techniques pour se garder au chaud, préparation des repas, vie en plein air : les jeunes savent à quoi s’en tenir. Tout est en place pour qu’ils vivent une aventure déstabilisante, mais ô combien exaltante.
Prochaine étape : une préexpédition, pour donner à tous, enseignante, accompagnateurs et élèves, un avant-goût de ce qui les attend lors de l’Expédition.226. Un projet qui intègre des notions du programme scolaire, rehausse l’estime de soi, permet aux jeunes de développer des compétences personnelles qui leur serviront toute la vie : avant même de partir, l’équipée a gagné à tous points de vue. Elle aura aussi démontré qu’elle n’a pas froid… aux yeux!
Pour écouter l’entrevue radio avec les porte-parole d’Expédition.226, rendez-vous sur le site de Radio-Canada Première en cliquant sur le logo ci-dessous!
Pour visionner la capsule télé du projet Expédition.226, cliquez sur le logo ci-dessous!