
Libérer ceux qui ont été condamnés à tort pour des crimes graves, voilà le vent d’espoir qu’a répandu un groupe d’étudiants de la Faculté de droit de l’Université McGill en créant Innocence McGill. Cette organisation juridique à but non lucratif est vouée à la recherche et à l’investigation de cas potentiels d’erreurs judiciaires au Québec.
Poussés par une profonde volonté de combattre l’injustice, ces étudiants tentent de recueillir de nouvelles preuves permettant d’établir l’innocence factuelle des détenus. Ils effectuent pour cela un travail colossal, passant en revue le moindre document relatif au procès, mais aussi à l’enquête policière.
Une fois le dossier composé, ils déposent une demande de révision auprès du ministre de la Justice du Canada, en vertu de l’article 696.1 du Code criminel. Cette année, afin d’assurer la croissance de l’organisme et le bon suivi de la quinzaine de dossiers en cours, Innocence McGill a recruté 11 nouveaux membres, ce qui porte désormais à 27 le nombre d’étudiants mobilisés.
Mené sous la supervision d’avocats en droit criminel reconnus, ce projet unique au Québec représente l’ultime chance pour ceux qui subissent l’inacceptable.