coUQAR
Université du Québec à Rimouski

Avec sa soufflerie simulatrice de vent, ses éoliennes, ses systèmes d’éclairage, ses panneaux solaires, ses thermomètres laser, ses ordinateurs et ses logiciels spécialisés, coUQAR pourrait se comparer très avantageusement à n’importe quel autre laboratoire environnemental de pointe au Québec. Mais dans les faits, coUQAR, initiative de quatre étudiants de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR), fait plutôt figure de pionnier dans la province : il est le seul laboratoire pédagogique et de recherche sur les énergies renouvelables proposant des équipements de haut niveau.
« À la suite d’un colloque sur l’ingénierie tenu à l’UQAR au début de 2011, plusieurs personnes ont manifesté le besoin d’obtenir de la formation concernant les énergies renouvelables. On a aussi ressenti ce besoin à l’international. C’est ainsi que nous avons eu l’idée de mettre sur pied coUQAR, un laboratoire physique également accessible par le Web », explique Drishtysingh Ramdenee, porte-parole, précisant que la plateforme virtuelle, entièrement mise au point par les étudiants et utilisant un système de caméras motorisées donnant accès au laboratoire, devrait être en ligne sous peu.
Bien entendu, afin d’alimenter le laboratoire en matières appliquées passionnantes, les responsables se sont rapidement mis à la recherche de projets novateurs. Ainsi, la quarantaine de personnes qui sont passées par coUQAR depuis sa fondation se sont entre autres affairées à un coprojet humanitaire au Cameroun, à la mise sur pied d’une école verte à l’île Maurice destinée à accueillir des enfants défavorisés, à la réalisation d’une étude de faisabilité pour un projet de pompage d’eau dans un village du Maroc et à la présentation de travaux dans différents colloques internationaux.
« Au sein du laboratoire, les étudiants et stagiaires sont invités à travailler dans une équipe où chacun se spécialise dans un domaine. Ainsi, coUQAR représente un concept de formation, d’apprentissage et de recherche entouré par un comité de gestion, un conseil de direction, des étudiants, des professeurs et de nombreux projets », indique le porte-parole.
« Ma présence au sein du projet coUQAR a été un véritable atout qui m’a permis de décrocher, à la fin de mes études d’ingénieur, un stage au sein d’une grande entreprise active dans les énergies renouvelables », raconte David Grassin, témoignant de la pertinence et des retombées de ce projet.
En très peu de temps, coUQAR est parvenu, grâce au travail de ses quatre promoteurs, à tisser des liens très serrés avec divers partenaires, dont le Département de chimie de l’environnement de l’UQAR, ce qui a conduit à la mise sur pied d’AquaUQAR, un projet de stockage et de traitement d’eau potable par système d’énergie renouvelable.
« Dans le futur, les énergies renouvelables seront incontournables, et un changement de mode de vie pour permettre le développement durable est absolument essentiel. coUQAR propose des bases et une manière de faire que de nombreux établissements universitaires et de recherche devront adopter pour encourager l’intérêt dans ces domaines à toutes les échelles sociales », avance Hussein Ibrahim, directeur de recherche au TechnoCentre éolien de Gaspé.