Annik Giguère

Université de Sherbrooke

Engagée en tant qu’actrice du développement et du changement

Winston Churchill disait : « Mieux vaut prendre le changement par la main avant qu’il ne nous prenne par la gorge. » Pour Annik Giguère, étudiante en service social de l’Université de Sherbrooke, cette maxime est importante, car elle inspire son engagement et guide ses nombreuses implications. « Demain sera le résultat de ce que nous avons contribué à construire aujourd’hui par l’engagement citoyen », soutient-elle. Il suffit de consulter la feuille de route de cette jeune mère de famille pour comprendre que le secret du changement, c’est avant tout de concentrer son énergie non pas à lutter contre le passé, mais plutôt à construire l’avenir.

Pour réussir, elle choisit de s’impliquer dans sa collectivité. À peine installée à Wotton, elle est sélectionnée pour participer à l’école d’été Femmes et démocratie municipale, une formation offerte par l’École nationale d’administration publique. Elle croit fermement que c’est par la politique que l’on peut faire bouger les choses. Contrairement à la croyance populaire, il est possible d’être à la fois lucide et solidaire.

Élue conseillère en 2005 à Wotton, un village de 1 500 habitants, elle est la plus jeune représentante dans la MRC des Sources. Consciente que le sort des régions repose sur leur capacité de diversifier leur économie et de freiner l’exode des jeunes, Annik siège à plusieurs comités économiques, culturels, sociaux et de développement durable.

« Son engagement témoigne d’une très grande volonté d’apporter sa contribution citoyenne au mieux-être de son milieu », dit le maire de Saint-Camille, M. Claude Larose. Réaliser des travaux dans les champs, mobiliser les producteurs agricoles pour qu’ils diversifient leurs cultures, faire de la prévention auprès des aînés, participer à la coopérative de solidarité en entrepreneuriat jeunesse et préparer un jumelage avec des paysans du Mali sont autant de dossiers qui intéressent Annik.

Son souci de servir l’a aussi poussée à s’engager, il y a quelques années, dans des organismes communautaires intervenant auprès des personnes démunies, dont Food Not Bombs d’Halifax. Ainsi, pendant plus de deux ans, trois fois par semaine, Annik et une petite équipe de bénévoles ont récupéré, dans les supermarchés et les restaurants, la nourriture encore saine afin de préparer des repas pour les itinérants. Aussi, comme dit l’adage, « il ne faut pas pêcher à la place de celui que l’on veut aider, mais plutôt lui montrer à pêcher ». C’est ce qu’elle a fait en s’engageant dans les Phoenix Youth Programmes. Ainsi, elle a enseigné des techniques de cuisine à de jeunes itinérants inscrits dans un programme de réinsertion sociale, tout en étant à leur écoute et en essayant de les aider et de les guider.

Annik a également travaillé au Mali auprès des enfants de la rue et des femmes prisonnières lors d’une tournée de sensibilisation sur le VIH et le sida. De plus, sa participation à la recherche de financement pour un projet de construction d’une école communautaire dans un quartier défavorisé a été très bénéfique puisqu’aujourd’hui, de nombreux petits Maliens peuvent recevoir un enseignement de qualité dans un milieu stimulant.

Une anthropologue américaine a dit : « Ne mettez jamais en doute le fait qu’un petit groupe de citoyens réfléchis puisse changer le monde. En fait, rien d’autre n’y est jamais parvenu. » Ainsi, il n’y a aucun doute, Annik Giguère a depuis longtemps choisi de prendre le changement en main.